« Non » à la révolution des voyous aime ton pays ou dégage

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La Tunisie flemmarde, la Tunisie hypocrite, la Tunisie guerrière, la Tunisie désordonnée et la Tunisie obscure et obscurantiste réclame une deuxième révolution. Tous les mercenaires de la destruction se sont réunis pour rendre possible l’éclatement du pays. Une association de malfaiteurs et de malfaisants a pris naissance dans le sud tunisien et a eu des ramifications jusqu’à Tunis pour anéantir l’État et ouvrir les portes du pays aux terroristes et au terrorisme.

Des voyous, sous couvert de demande d’emploi, ont mis le feu un peu partout pour rendre impossible tout emploi. Ils ont arrêté tout ce ce qui marche et ont fait fonctionner tout ce qui est susceptible de rendre la vie plus dure et moins supportable aux pauvres citoyens.
Des administrations saccagées, des postes de police brûlés et la zizanie à chaque coin de rue : voilà les prémisses d’une nouvelle révolution acclamée et réclamée par des vendus et des traîtres pilotés par un mauvais perdant, un faux patriote et un authentique collabo. Les nouveaux traîtres révolutionnaires cherchent à livrer le pays aux contrebandiers et aux trafiquants en tout genre. Ils refusent l’autorité de l’État et œuvrent pour la déstabilisation totale de ses structures.

Ils ont rallumé le régionalisme pour installer la haine entre les citoyens et ils profitent de la misère des uns pour en faire des soldats de la destruction et de la démolition. Douz a eu sa dose de fausse révolution et de vrai massacre du patriotisme. Gbelli, Gafsa, Gabes et Mednine ont fait de même et la liste n’est pas prête d’être close tant que ces vermines de politicards vendus continuent à distiller leur poison pour le répartir à travers le pays sans crainte ni peur.

La Tunisie consciente doit sévir. Il n y a pas d’avenir pour le pays avec les mercenaires corrompus à la solde de puissances étrangères qui ne cherchent qu’à y implanter le désordre et l’instabilité. Il n y a pas d’espoir à avoir avec ces affamés du pouvoir financés par des marchands de la mort. Comment peut ont donner crédit aux propos de personnes qui soutiennent les meurtriers et les assassins ?

Non, la Tunisie n’a pas besoin d’une deuxième révolution mais d’un deuxième souffle pour venir à bout de tous ces imbéciles, ces magouilleurs, ces malfaiteurs et ces comploteurs. L’autorité de l’État c’est aussi d’utiliser la force publique quand le dialogue ne fonctionne plus !

Les hommes politiques qui trouvent que « Fajr libya » est notre rempart contre « Daech » sont les alliés naturels de ceux qui cherchent l’instabilité du pays et ils doivent donc être traités en tant que tels même s’ils participent au gouvernement de la manière la plus fantomatique qu’elle soit. Ceux qui brandissent le sigle de « Rabaa » dans les réunions sont des alliés de fait du terrorisme et des briseurs d’espoir.

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On ne peut composer avec les traîtres et il faut donc faire un choix radical et raisonnable dans les alliances et les soutiens. Les partisans d’une nouvelles révolution dirigée et orchestrée par les Ligues de Protection de la Révolution ne font qu’agrandir les rangs d’une milice qui a choisi d’empêcher les tunisiens d’opter pour la liberté et le progrès.

Si une deuxième révolution est nécessaire, elle ne doit et ne peut être que dans les esprits : travail ou dégage, soit propre ou dégage, aime ton pays ou dégage, soit honnête ou dégage. J’apporte mon soutien à toute forme de maintien de l’ordre dans le respect de la loi et de la Constitution. Et parce que j’aime mon pays, je dis non à la révolution des voyous.

Par Ali Gannoun professeur-chercheur à l’Université de Montpellier 2/ 07 Juin 2015

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