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L’amnistie générale: l’origine de tous nos malheurs

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L’amnistie générale est à l’origine de tous nos malheurs. Toute la catastrophe sécuritaire vécue aujourd’hui par la Tunisie a commencé le jour où un Conseil des ministres a décidé au mois de janvier 2011, de libérer tous les terroristes du pays. On croit halluciner quand on y pense, on a du mal à le croire aujourd’hui , mais c’est ce qui s’est passé. On a libéré tous ceux qui ont par la suite facilité l’émergence du phénomène terroriste.

Pas plus tard que cette semaine, le chef dru groupe terroriste arrêté à Sousse s’est avéré être un bénéficiaire de l’amnistie générale. Cette revendication a été le cheval de bataille de la Ligue des Droits de l’Homme, de Hamma Hammami, de Ahmed Nejib Chebbi, de Sihem Ben Sedrine, de Rached Ghanouchi, de Moncef Marzougui, de Om Zied , de Mohamed Abbou,de Mustapha Ben Jaafar et de bien d’autres. Personne ne veut en parler aujourd’hui, toute cette clique espère que le peuple tunisien va oublier, je me charge de le rappeler.

Cette catastrophe n’aurait pas eu lieu sans la complicité d’un premier ministre faiblard, peureux, à la larme facile, qui a tout lâché à le première injonction et d’un président de la République, parachuté, et dépassé par les évènements. Des terroristes confirmés, ceux de Soliman, des takfiristes, des jihadistes, des islamistes de toutes les couleurs, des anciens de Guantanamo dont Abou Iyadh, ont été élargis d’un trait de plume. Comme si cela ne suffisait pas, le même premier ministre en pleine déprime a décidé de délivrer un passeport et une protection à Rached Ghanouchi alors à Londres. Les tunisiens ne doivent pas oublier.

Le gouvernement était installé à Carthage et non pas la Kasbah envahie par les sit-ins. Les bâtiments de Carthage étaient pleins de pique-assiettes, d’intrus de toutes sortes, de spécialistes de rien-du-tout, de tunisiens de l’étranger qui savaient à peint parler l’arabe, de zèbres de la soi-disant société civile qui ont transformé le même premier ministre en véritable marionnette. J’y étais, j’ai tout vu, tout entendu, personne ne m’a rien raconté. C’est à cette époque que l’on a vu débarquer de nouveaux conseillers, devenus aujourd’hui des vedettes. Ils se faisaient petits, mesquins, essayaient de plaire…

Un jour je donnerai les noms. Nous étions quelques uns à le regarder désarmés, impuissants, ahuris, hébétés, indignés, catastrophés, on ne reconnaissait plus le premier ministre, il nous révoltait et nous faisait de la peine en même temps. On le découvrait sous un nouveau visage. Celui de la trahison mais on n’y croyait pas car cela venait d’un être que l’on respectait et que l’on admirait pour son sens de l’Etat et pour la propreté de ses mains. A cette catastrophe organisée, est venue s’ajouter la fuite de 11000 prisonniers. Oui vous avez bien lu 11000 voleurs, assassins, racketteurs, détraqués sexuels, braqueurs de chauffeurs de taxis, arracheurs de bijoux, relâchés par des gardiens de prisons dépassés par les évènements.

Les décisions catastrophiques ont par la suite connu un rythme ascendant. Annulation de la Constitution de Bourguiba, suppression des sociétés de régies (gardiens, éboueurs, femmes de ménages), intégration à Tunisair de ses filiales, formation de gouvernements avec des ministres venus de la planète mars…Un jour l’histoire de cette période noire sera écrite. J’y prendrai ma part. Tunisiens n’oubliez pas. Les donneurs de leçons sont encore là. Ils donnent encore des leçons, ils ont encore le culot de sortir et de nous dire ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Ne l’oublions pas. L’amnistie générale est la source de tous nos malheurs. les responsables sont encore là. Dénoncez, montrez les du doigt, méfiez vous d’eux, ne les croyez pas. Ils ne sont pas dignes de confiance.

Par Chokri Mamoghli, Universitaire

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