Zarzis : Enterrés dans un « cimetière » improvisé… une ancienne décharge!

Nous avons été interpellés ce matin par un tweet de Maryline Dumas, journaliste française, où on vois quatre personnes (deux agents de la garde nationale et deux civils) entrain d’enterrer les corps de deux hommes morts noyés à Zarzis dans un « cimetière » improvisé… dans une ancienne décharge, selon les propres termes utilisés par notre consoeur!

Mais pourquoi dans une décharge est non pas dans le cimetière de la ville? Mme Dumas répond dans un autre tweet que « des musulmans de Zarzis ne veulent pas être enterrés avec des non-musulmans! Et il n’y a pas eu non plus d’autorisation d’enterrer les corps dans le cimetière chrétien…»

Six ans après la chute de Mouammar Kadhafi, les passeurs profitent du chaos qui règne dans le pays et organisent les départs vers l’Italie, un trafic lucratif.

Les corps de 74 migrants ont été découverts, le 20 février dernier, sur une plage voisine de Zaouïa, à l’ouest de Tripoli, en Libye, selon, le Croissant-Rouge libyen (CRL). Il s’agit d’adultes venant pour la plupart d’Afrique subsaharienne, et trois femmes figurent parmi les victimes, a précisé un porte-parole.

Selon les garde-côtes italiens, quelque 630 migrants ont par ailleurs été secourus dans la nuit de lundi à mardi au large de la Libye, lors de deux opérations distinctes. Ils dérivaient sur une grande barque et sur un pneumatique, ont-ils précisé dans un communiqué.

Les passeurs profitent du chaos

La traversée vers l’Italie depuis la Libye, que 181 000 migrants ont effectuée en 2016, est devenue la première voie migratoire vers l’Union européenne.

Six ans après la chute de Mouammar Kadhafi, le pays est toujours plongé dans le chaos et il est devenu un carrefour de l’immigration clandestine vers l’Europe. Les passeurs profitent de ce chaos et organisent des départs, généralement depuis l’ouest du pays, vers les côtes italiennes qui se trouvent à 300 kilomètres.

En l’absence d’une armée et d’une police régulières, plusieurs milices font office de garde-côtes, tout en étant souvent accusées de complicité voire d’implication dans ce trafic lucratif.

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