Tunisie : mauvaise gouvernance et mauvais exemple

Crédit : Radio Tataouine

Les tunisiens doivent savoir que les chômeurs de Tataouine vont recevoir des indemnités à ne rien faire de l’ordre de 500 à 600 dinars soit le salaire d’un soldat qui risque sa vie sur la frontière libyenne ou dans les montagnes de Kasserine.

L’un travaille jour et nuit, l’autre est là à insulter la Tunisie, les tunisiens et leur Etat. Voilà où nous en sommes.

Par ailleurs l’Etat, censé être l’arbitre dans les négociations, le décideur, a été humilié d’une manière incroyable et inacceptable.

L’accord est en effet parrainé par l’UGTT qui a présidé les négociations. Il est signé entre l’Etat qui a assisté comme simple partie prenante, et le père du jeune homme mort accidentellement. Encore pire, ce dernier est cité avant le ministre.

Les autorités tunisiennes sont parvenues, vendredi matin, à un accord avec les manifestants d’El-Kamour, dans le sud du pays, où un sit-in a dégénéré en heurts le mois dernier et bloqué la production de pétrole.

Avec la médiation de la puissante centrale syndicale UGTT, l’accord a été signé à Tataouine (500 km au sud de Tunis) en présence du ministre de l’Emploi, Imed Hammami, et de représentants des manifestants, selon des images en direct de Radio Tataouine.

« Cet accord satisfait tout le monde (…) et sera très bénéfique pour Tataouine et la Tunisie », a déclaré M. Hammami.

« Les demandes des jeunes de Tataouine vont être remplies en termes d’emplois dans les sociétés pétrolières et de création d’un fonds d’investissement notamment, et la station de pompage de pétrole d’El-Kamour va reprendre immédiatement ses activités », a-t-il ajouté.

Selon les autorités, la production de pétrole est quasiment à l’arrêt à Tataouine en raison des mouvements sociaux.

Par Mamoghli Chokri, universitaire

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